Des contes & légendes pour témoigner de la défiance de la population à l'égard de l'Église

Il suffit d'aller au Québec pour se rendre compte de l'importance historique de la religion dans la société : en effet bon nombre de villes et de rues ont un nom à caractère religieux et les églises ne se comptent pas... Pourtant on peut vite remarquer une défiance à l'égard de l'Eglise, ne serait-ce que dans les jurons québécois : tout le matériel clérical y passe !

Cette défiance historique se retrouve dans les contes et légendes du Québec. C'est le cas avec la légende du Pont de Québec, qui montre bien l'indifférence des ouvriers face aux avertissements du curé qui leur conseille de ne pas jurer. La légende du Cheval noir de Saint-Augustin de Desmaures illustre l'indifférence des québécois face à la religion lorsque ceux-ci refusent d'investir de l'argent dans une nouvelle église. La légende du Loup garou met en scène deux personnages qui n'ont que bien peu de considérations vis à vis de la messe de Noël, et celle de La chasse-galerie nous raconte l'épopée d'hommes qui n'ont pas peur d'invoquer le Diable pour rejoindre leurs conquêtes. 

D'autres légendes parlent aussi d'habitants qui n'ont pas peur d'invoquer des puissances maléfiques pour que s'accomplissent leurs voeux, comme celle de La croix maudite de Causapscal. Enfin, certains québécois seraient dotés de pouvoirs païens et donc impies, comme en témoigne la légende des Sorciers de la Beauce

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